Animaux, écologie, végétarisme

RETOUR AU SITE D'AHIMSA
 

AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 Le steak in vitro : une aubaine pour les végétariens ?Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
inter-admin
Rang: Administrateur



Inscrit le : 22 Juin 2005
Messages : 1452

MessageSujet: Le steak in vitro : une aubaine pour les végétariens ?   Lun 29 Aoû - 17:53

La production de viande se fera-t-elle bientôt en laboratoire?

Posté par Mortelune le 29/8/2005 13:40:00 (8 lectures) Articles du même auteur

Une équipe de chercheurs internationale a proposé de nouvelles techniques qui pourraient conduire à la production de masse de viande élevée non dans une ferme mais en laboratoire.

Selon ces chercheurs, les avancées de l'ingénierie tissulaire montrent que la culture des cellules des animaux pourrait donner directement de la viande en laboratoire.

Les scientifiques pensent que cette technologie est déjà utilisable pour créer de la viande industrielle comme un nugget de poulet. Cette technologie serait profitable tant aux être humains qu'à l'environnement. « avec une seule cellule, vous pourriez théoriquement produire les besoins mondiaux annuels en viande. Et vous pourriez le faire d'une façon qui est meilleure pour l'environnement et la santé humaine.

« Dans le long terme, c'est une idée très faisable. » a dit Jason Matheny de l'Université du Maryland, membre de l'équipe dont les recherches ont été publiées dans le Journal de l'Ingénierie Tissulaire.

Produire de la viande sans animaux diminuerait le besoin de maintenir des millions d'animaux dans des endroits exigus et réduirait les dommages causés à l'environnement par la production de viande.

La viande de laboratoire pourrait également être meilleure pour la santé, exposent ses partisans.


Manger de la « bouillie »

Les techniques d'ingénierie tissulaire ont été d'abord développés pour un usage médical et de faibles volumes de chair de poisson ont été « cultivés » au cours de recherches menées par la NASA.

Pour industrialiser le process, les chercheurs ont suggéré que les cellules soient cultivées sur de grands draps (feuilles?) qui seraient étirés pour fournir « l'exercice » nécessaire aux cellules en croissance.
« Si vous ne les étirez pas, ce serait comme de manger de la bouillie » déclara Mr Methany.

Bien que la technologie pour produire la viande soit là à présent, faire un steak or une escalope de poulet n'est pas pour demain, disent les chercheurs.


Questions :

Les nouvelles techniques pourraient également confronter les végétariens à un dilemme.

Certains pourraient être d'accord pour manger de la viande créée sans qu'un animal ait été blessé.

D'autres pensent que la question est de savoir comment les cellules seraient prélevées sur les animaux.

« Une personne qui a laissé tomber la viande ne recourra pas à cela parce qu'elle pense que c'est moralement condamnable de manger de la chair, de même que ne recourra pas à cela une personne qui ne veut rien manger de non-naturel » déclara au journal le Guardian Kerry Bennett de la UK Vegetarian Society.

On ne sait pas encore comment le législateur réagirait.

La DA américaine a demandé aux entreprises de ne pas mettre sur la marché des produits issus d'animaux clonés jusqu'à ce que leur sécurité soit évaluée.


Source : Terresacrée.org
Source en anglais : BBC


Dernière édition par le Mar 16 Mai - 18:12, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
inter-admin
Rang: Administrateur



Inscrit le : 22 Juin 2005
Messages : 1452

MessageSujet: Re: Le steak in vitro : une aubaine pour les végétariens ?   Dim 16 Avr - 19:45

Faire de la viande à domicile?
Des chercheurs développent un procédé de culture de viande in vitro


Canoë d'après CTV
28/03/2006 09h26

Certaines personnes font actuellement pousser leurs propres herbes à la maison, mais il se pourrait qu’à l’avenir, d’autres personnes «cultivent» de la viande fraîche à domicile.
Des chercheurs ont déjà réussi à cultiver de la viande de grenouille et de souris en laboratoire, et les recherches se tournent maintenant vers le porc, le bœuf et le poulet.

L’objectif de ces chercheurs est de développer une viande cultivée ou in vitro que les consommateurs pourront se procurer au supermarché ou cultiver à la maison, dans un incubateur de la taille d’une cafetière et ce, d’ici les cinq prochaines années.

Comme dans le cas d’une machine à faire le pain, l’utilisateur laissera des cellules «starter» de muscles, accompagnées du contenu d’une enveloppe de «milieu de croissance», dans la machine à faire de la viande avant de se coucher. Au réveil, de la viande fraîche prête à consommer. Miam?

Les tenants de la viande in vitro rappellent que cette viande est plus écologique parce qu’elle épargne l’abattoir aux animaux et évite le recours au déboisement, nécessaire à l’élevage de bétail.

Les détracteurs, cependant, se questionnent sur l’origine et la façon dont sont obtenues les cellules des animaux.
http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2006/03/20060328-092601.html
Revenir en haut Aller en bas
inter-admin
Rang: Administrateur



Inscrit le : 22 Juin 2005
Messages : 1452

MessageSujet: Re: Le steak in vitro : une aubaine pour les végétariens ?   Mar 16 Mai - 18:11

Bientôt du filet mignon fabriqué en laboratoire

C'est le rêve du végétarien et le cauchemar du carnivore : de la chair produite en laboratoire pour la consommation humaine. Des ingénieurs tentent de cultiver de la viande dans une boîte de Petri pour assurer l'alimentation des astronautes pendant les missions spatiales de longue durée, sur Mars par exemple. A terme, toutefois, leur travail pourrait avoir des applications courantes sur terre.
Au Touro College de New York, une équipe subventionnée par la NASA et dirigée par Morris Benjaminson s'est attelée à la tâche en prélevant du tissu musculaire sur un poisson rouge et en le cultivant pendant une semaine sur un milieu de culture cellulaire. Selon Benjaminson, le volume du tissu a augmenté de 14 % grâce à la division de myoblastes partiellement différenciés dans le muscle adulte. Mais la production de gros morceaux de tissu musculaire risque d'être plus difficile car elle nécessite un apport constant de nutriments. Lorsque le tissu a une alimentation sanguine, les capillaires ne doivent pas être espacés de plus de 200 microns, faute de quoi le tissu meurt.
Pour les chercheurs de la faculté de médecine de Caroline du Sud, la viande de demain sera un produit industriel proche de la saucisse ou du hamburger. Dans un projet soumis à la NASA, le directeur de recherche Vladimir Mironov explique comment il espère cultiver des cellules sur un gel protéique, un procédé qui pourrait être employé pour fabriquer des nuggets ou des steaks hachés. Les cellules de remplacement sur lesquelles il envisage de travailler initialement sont les myoblastes, qui se trouvent sur le pourtour des fibres musculaires et participent à la réparation des muscles. Son rêve est de produire de la saucisse fraîche en une nuit grâce à un appareil très peu encombrant.
Les chercheurs n'ont pas renoncé à l'idée de fabriquer le filet mignon parfait en laboratoire. Mironov a imaginé d'utiliser un bioréacteur pourvu d'un réseau de minuscules tubes comestibles qui joueront le rôle des capillaires et distribueront les nutriments. Mais, pour obtenir la texture d'un steak, il faut un muscle et un tissu conjonctif d'une structure très complexe. Et donc beaucoup d'exercice. Herman Vanderburgh, de la Brown University, a proposé un traitement physique pour les steaks "sédentaires" : l'utilisation de gouttes de chitine qui changent de taille selon la température, obligeant les myoblastes à s'étirer et à se contracter. Malheureusement pour les astronautes omnivores, la NASA a rejeté la proposition de Mironov, préférant continuer pour le moment à imposer un régime végétarien aux astronautes.

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=5643
Revenir en haut Aller en bas
inter-admin
Rang: Administrateur



Inscrit le : 22 Juin 2005
Messages : 1452

MessageSujet: Re: Le steak in vitro : une aubaine pour les végétariens ?   Mar 16 Mai - 18:13

Le steak in vitro : une aubaine pour les végétariens ?

DE WASHINGTON
La viande de synthèse ? On n’en verra peut-être pas la couleur avant quelques années et les grands cuisiniers de la planète n’ont pas été consultés sur la question, mais les végétariens feraient bien de s’y intéresser. Refuser de consommer la chair d’animaux passés de vie à trépas est une chose. Mais quid de la viande obtenue sans souffrance animale à partir de cellules cultivées en laboratoire – une viande plus saine que n’importe quel produit agricole ?
Selon des chercheurs américains et britanniques, cette technique est d’ores et déjà au point pour les viandes industrielles (hamburgers, saucisses), qui peuvent être synthétisées à partir de cellules de vache, de poulet, de porc ou de poisson. Ainsi que l’a déclaré à Associated Press le biologiste britannique Brian Ford, auteur de The Future of Food [L’avenir de l’alimentation], l’accueil positif réservé aux substituts carnés, comme le Quorn, à base de champignons, montre que “l’ère des viandes de culture est proche”.
Les techniques de synthèse de cellules musculaires et d’autres tissus ont été élaborées initialement à des fins médicales. Mais certains scientifiques planchent aujourd’hui sur le développement de cellules musculaires comestibles, ainsi que l’indique Jason Matheny, doctorant à l’université du Maryland et coauteur d’une étude sur les techniques de production de viande in vitro.
L’une de ces méthodes consiste à cultiver les cellules musculaires sur de grandes feuilles ou sur des billes en suspension dans un milieu de croissance. On utilise des feuilles extensibles ou des billes dilatables, sur lesquelles on peut étirer les cellules et leur faire faire “de l’exercice” pour qu’elles se développent, précise Jason Matheny. “Si on ne les étire pas, tout ce qu’on a, c’est de la bouillie, une sorte de gelée rose.” Lorsque les cellules sont suffisamment grosses, on les détache de leur support pour les conditionner, à moins qu’on n’ait employé des feuilles ou des billes alimentaires, auquel cas l’ensemble est comestible.
Ces avancées sont encore loin de permettre la synthèse artificielle d’un morceau entier de viande, comme un steak ou du blanc de poulet. Mais “la technique permet de produire quelque chose qui s’apparente à de la viande industrielle, comme les nuggets de poulet”, affirme Matheny.
En effet, pour “fabriquer” un steak, c’est-à-dire une structure complexe, il faudrait aussi produire des vaisseaux sanguins, des graisses et des tissus conjonctifs. Une équipe du Massachusetts Institute of Technology a avancé sur cette voie grâce aux travaux réalisés sur les pièces de remplacement pour le corps humain. Les chercheurs ont utilisé un mélange de cellules pour produire un tissu musculaire doté de ses propres vaisseaux sanguins. Ils ont greffé du tissu humain sur des souris et le sang a afflué dans le muscle artificiel.
Morris Benjaminson, spécialiste des biotechnologies au Touro College, dit avoir soumis à un “test olfactif” les cellules de poisson qu’il cultive dans son labo pour la NASA. Ses collaborateurs ont fait cuire le poisson de laboratoire, qui “avait l’apparence et l’odeur du poisson qu’on achète au supermarché”. Enthousiaste, il ajoute : “Avec un peu plus de temps et d’argent, il serait sans doute possible de produire quelque chose s’approchant du filet de poisson.” Idem pour le crabe, les crevettes et les coquillages. Mais ces nouveaux mets seront-ils au goût du consommateur ? Si l’on en croit certains chercheurs, les viandes artificielles sont des produits des biotechnologies qui diffèrent finalement peu d’aliments traditionnels comme le fromage ou le vin.
“Il s’agit simplement d’ingrédients naturels que l’on reproduit dans un environnement maîtrisé”, affirme Matheny.
La puissante Food and Drug Administration (l’autorité sanitaire américaine) aura sans doute aussi son mot à dire. Elle a déjà exclu du marché alimentaire des produits contenant des animaux clonés en attendant que leur innocuité soit totalement prouvée. D’autres observateurs rappellent la mauvaise fortune des OGM, rejetés par l’opinion publique dans un grand nombre de pays. Sans une campagne de pub appropriée, les viandes de culture pourraient bien suivre le même chemin.
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=54425
Revenir en haut Aller en bas
inter-admin
Rang: Administrateur



Inscrit le : 22 Juin 2005
Messages : 1452

MessageSujet: Re: Le steak in vitro : une aubaine pour les végétariens ?   Dim 3 Juin - 22:51

Pour ne plus avoir à transporter et tuer des animaux [Keystone]


De la viande artificielle en préparation
Des chercheurs néerlandais travaillent à élaborer une viande de porc artificielle. L'idée est de pouvoir un jour nourrir des millions de personnes sans avoir à élever et tuer des animaux.
Si les travaux en sont à leurs balbutiements, l'idée est de remplacer tout le procédé - nourrir, transporter, faire paître -, qui pollue à chaque étape.

"Garder des animaux uniquement pour les manger n'est en fait pas si bien que ça pour l'environnement", souligne Bernard Roelen, professeur de science vétérinaire à l'université d'Utrecht. "Les animaux ont besoin de grandir et produisent beaucoup de choses qu'on ne mange pas".

Pas avant des années
Face au risque que les consommateurs boudent une viande chimique, Bernard Roelen répond qu'il est persuadé qu'il y aura une demande énorme, et que la viande telle qu'elle est aujourd'hui consommée est déjà largement transformée, depuis la nourriture des animaux en passant par leurs conditions d'élevage et jusqu'à la préparation de la viande après la mise à mort.

Mais la mise au point d'une viande artificielle prendra des années et le consommateur n'est pas prêt d'en trouver dans les rayons de supermarchés. Et jusqu'ici, Bernard Roelen et son équipe ne sont parvenus qu'à faire grandir de fines couches de cellules.
Le procédé
Pour fabriquer cette viande artificielle, les chercheurs isolent dans un premier temps une souche de cellule musculaire, qui a la particularité de pouvoir grandir et se multiplier.

Ensuite, ils stimulent les cellules pour les développer, leur donnent des nutriments et les entraînent avec du courant électrique pour qu'elles grossissent.

Après avoir perfectionné ce procédé, les chercheurs devront trouver comment couper ces tissus pour ajouter plus de fibres.

Consommation dans les pays développés
Les pays développés devraient cette année consommer une moyenne de 43 kg par personne de volaille, de boeuf, de porc et autres viandes cette année, un chiffre en hausse annuelle de 2%, selon les chiffres fournis par le FAO, l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture.

http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=2010&sid=7885729&cKey=1180766082000
ats/rtf/hof

Une viande de porc garantie sans porc ?

Des chercheurs néerlandais travaillent à élaborer une viande de porc artificielle avec l'idée de pouvoir un jour nourrir des millions de personnes sans avoir à élever et tuer des animaux.

"Nous tentons de créer de la viande sans avoir à tuer des animaux", a déclaré Bernard Roelen, professeur de science vétérinaire à l'université d'Utrecht.

Si les travaux en sont à leurs balbutiements, l'idée est de remplacer tout le procédé - nourrir, transporter, faire paître - qui, aux yeux du chercheur, pollue à chaque étape.

"Garder des animaux uniquement pour les manger n'est en fait pas si bien que ça pour l'environnement", a déclaré Roelen. "Les animaux ont besoin de grandir et produisent beaucoup de choses qu'on ne mange pas".

Les pays développés devraient cette année consommer une moyenne de 43 kg par personne de volaille, de boeuf, de porc et autres viandes cette année, un chiffre en hausse annuelle de 2%, selon les chiffres fournis par le FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture".

Face au risque que les consommateurs boudent une viande chimique, Roelen répond qu'il est persuadé qu'il y aura une demande énorme, et que la viande telle qu'elle est aujourd'hui consommée est déjà largement transformée, depuis la nourriture des animaux en passant par leurs conditions d'élevage et jusqu'à la préparation de la viande après l'abattage.

"Je peux imaginer que certains auront des réticences", a-t-il dit. "Les gens peuvent penser que c'est artificiel. Mais certains ne réalisent peut être pas qu'une partie de la viande qu'il mange est artificielle".

Mais la mise au point d'une viande artificielle prendra des années et le consommateur n'est pas prêt d'en trouver dans les rayons de supermarchés. Et jusqu'ici, Roelen et son équipe ne sont parvenus qu'à faire grandir de fines couches de cellules.

Les chercheurs isolent dans un premier temps une souche de cellule musculaire, qui a la particularité de pouvoir grandir et se multiplier. Ensuite, il stimule les cellules pour les développer, leur donnent des nutriments et les entraînent avec du courant électrique pour qu'elles grossissent.

Après avoir perfectionné ce procédé, les chercheurs devront trouver comment couper ces tissus pour ajouter plus de fibres.

Ensuite se posera la question de la graisse, etc.
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=45542&1736
Revenir en haut Aller en bas
inter-admin
Rang: Administrateur



Inscrit le : 22 Juin 2005
Messages : 1452

MessageSujet: Re: Le steak in vitro : une aubaine pour les végétariens ?   Lun 4 Juin - 20:05

Protégez la nature, mangez de la fausse viande

Elaboration d’une technique pour produire de la viande en laboratoire

Paris, le 04/06/07. LJS.com
Qu’est-ce qui n’a ni queue, ni tête, ni peau, ni poil mais qui produit de la viande ? Réponse : des cultures cellulaires. Des chercheurs hollandais travaillent à la mise au point d’une technique qui permettrait de produire de la viande de porc en laboratoire sans passer par l’élevage.

« Nous essayons de fabriquer de la viande sans avoir besoin de tuer des animaux » s’enthousiasme Bernard Roelen, le responsable de ces travaux, professeur de médecine vétérinaire à l’université d’Utrecht.

Objectif du chercheur et de ses collaborateurs : protéger l’environnement. En évitant d’avoir à nourrir et à transporter les animaux, en évitant qu’ils rejettent du méthane, on diminuerait selon eux les pressions qui s’exercent sur la nature. « Car les animaux grandissent et rejettent dans la nature des tas de choses que l’on ne mange pas » explique Bernard Roelen.

Cette viande artificielle ne va-t-elle pas faire fuir les consommateurs ? Pas selon le chercheur. Celui-ci considère qu’entre l’alimentation que les animaux reçoivent et les pratiques d’élevage, la viande qui est consommée actuellement est déjà produite de manière intensive et artificielle. Sans compter les transformations que subit la viande après l’abattage ! Et puis, la demande est là ! Selon la FAO (Food and Agriculture Organisation), un organisme des Nations Unies impliqué dans la lutte contre la faim, la consommation de porc, de poulet, de bœuf… dans les pays développés est d’environ 43 kg par personne et par an et progresse chaque année de 2%.

En quoi consiste le procédé de ces chercheurs hollandais ? Des cellules souches de muscle sont prélevées chez des embryons puis mises en culture. Les chercheurs vont les stimuler grâce à des courant électrique et leur apporter tous les nutriments dont elles ont besoin pour grossir et se multiplierjusqu'à obtenir une belle côte de porc.
Rassurez-vous, la viande de culture en tube dans les rayons de votre superette, ce n’est pas pour demain. Les chercheurs ne sont parvenus pour l’instant qu’à produire de fines couches de viande. L’obstacle essentiel qui se pose à eux pour le moment provient de l’absence de vaisseaux sanguins et du problème de l’approvisionnement en nutriments du cœur des fibres musculaires.

Si vous ne tenez pas particulièrement à consommer de la viande « élevée en boite de Pétri », pas d’inquiétude ! D’abord, nous n’avons pas besoin de manger de grandes quantités de viandes. Ensuite, les alternatives existent. C’est le cas des légumineuses (lentilles, pois-chiche, haricots) qui sont riches en protéines végétales, en fibres et qui possèdent un Index glycémique particulièrement bas. En plus, ces variétés de plantes sont capables de fixer l’azote atmosphérique et contribuent ainsi à diminuer l’utilisation d’engrais

Source: http://bienetre.nouvelobs.com/site/actu.asp?ID=4517&Rub=Nutrition
Revenir en haut Aller en bas
inter-admin
Rang: Administrateur



Inscrit le : 22 Juin 2005
Messages : 1452

MessageSujet: Re: Le steak in vitro : une aubaine pour les végétariens ?   Mer 23 Avr - 17:36

Un million de dollars pour inventer la viande en éprouvette

«Pour approvisionner cette boucherie, aucun animal n’a été tué ni maltraité»: ce genre de pancarte pourrait un jour devenir un argument commercial et non une plaisanterie absurde. C’est en tous cas ce que souhaite l’ONG américaine Peta (People for the Ethical Treatment of Animals) qui a révélé lundi qu’elle comptait sponsoriser les recherches sur les techniques de production de viande artificielle. Bien que désormais envisageable – et même souhaitable du point de vue écologique-, la fabrication de viande in vitro pose encore, selon les chercheurs, des problèmes techniques et sanitaires qui ne seront pas réglés avant une dizaine d’années.


Deux fois plus cher que le poulet

La viande in vitro –du muscle pur - serait produite à partir de tissus cellulaires animaux mis en culture dans de grandes citernes. Ces techniques d'ingénierie tissulaire ont été mises au point pour régénérer des organes ou produire de faibles volumes de protéines destinées à un usage médical. De la chair de poisson a ainsi été cultivée en petite quantité au cours de recherches menées par la NASA.

Un rapport d’expert publié fin mars http://invitromeat.org/images/Papers/invitro%20meat%20economics%20study%20v5%20%20march%2008.pdf a même étudié la viabilité économique d’un passage à une industrie de la viande in vitro. Selon ce rapport, il serait à terme possible de produire de la viande artificielle pour un coût de 3.300 à 3.500 euros la tonne, alors que la tonne de viande de poulet de batterie coûte actuellement 1.800 euros. Toutefois, ces estimations ne comptabilisent pas les coûts de recherche et développement encore indispensables pour produire industriellement de la viande artificielle.

La viande qui valait un million

C’est dans ce contexte que la Peta, une organisation spécialisée dans la défense animale, a annoncé qu’elle décernerait un prix doté d’un million de dollars (625.000 euros) à la «première personne qui mettra au point avant 2012 une méthode permettant de produire des quantité suffisantes de viande in vitro à un prix compétitif». Cette annonce fait écho à un congrès scientifique, qui s’est tenu début avril en Norvège. Au cours de ce symposium, des chimistes, des biologistes, des économistes et des vétérinaires du monde entier s’étaient retrouvés pour faire le point sur les différentes techniques permettant actuellement de produire de la viande sans l’aide d’animaux.


Du synthétique pour sauver les animaux


Pour la Peta, la production de viande in vitro serait un «don du ciel» car elle permettrait d’épargner les millions d’animaux d’élevage abattus chaque année tout en satisfaisant le goût des consommateurs pour la viande. Au-delà de l’amélioration de la condition animale, de nombreux scientifiques et experts estiment que produire du muscle sans animaux réduirait les dommages causés à l'environnement par l’élevage intensif du bétail et permettrait de répondre au doublement de la demande mondiale en viande d’ici 2050.

«Garder des animaux uniquement pour les manger n'est en fait pas si bien que ça pour l'environnement; les animaux ont besoin de grandir et produisent beaucoup de choses qu'on ne mange pas», justifie Bernard Roelen, professeur de science vétérinaire à l'université d'Utrecht, aux Pays-Bas, et dont l’équipe tente depuis trois ans de produire de la viande de porc artificielle à partir de cellules souches musculaires. Jason Matheny, doctorant en santé publique et créateur d’un site d’information sur la viande artificielle, expliquait dès 2005 au journal britannique «The Guardian»: «avec une seule cellule, vous pourriez théoriquement produire les besoins mondiaux annuels en viande. Et vous pourriez le faire d'une façon qui est meilleure pour l'environnement et la santé humaine.»

Comment avaler la viande artificielle


Toutefois, même si elle devient techniquement et financièrement abordable, il faudra ensuite faire accepter au consommateur l’idée d’avaler de la viande artificielle. «Je peux imaginer que certains auront des réticences», analyse Bernard Roelen. «Les gens peuvent penser que c'est artificiel. Mais certains ne réalisent peut être pas qu'une partie de la viande qu'il mange est déjà artificielle.» Selon le site New Harvest, http://www.new-harvest.org/faq.htm la viande in vitro sera d’abord utilisée dans les préparations de type hamburger, saucisse ou nugget, qui sont déjà des formes de viande artificielle.

Hervé This, chimiste et directeur de la fondation Science et Culture Alimentaire de l’Académie des Sciences, http://www.inra.fr/fondation_science_culture_alimentaire considère quant à lui que «l’idée de viande artificielle est intéressante dans le cadre d’un développement durable». Le coinventeur du concept de gastronomie moléculaire pense que, dès qu’on saura la produire en masse, les problèmes de goût, de texture ou d’apparence d’une hypothétique viande artificielle seront facilement résolus par les cuisiniers…


En attendant, les spécialistes préviennent que de nombreuses années de recherches sont encore nécessaires avant de mettre au point une méthode économiquement viable de production de viande in vitro. Bernard Roelen doute par exemple que quiconque y arrive avant 2012!

Mychele Daniau AFP/Archives ¦ Barquettes de viande dans un supermarché



Yaroslav Pigenet
http://www.20minutes.fr/article/227205/Sciences-Un-million-de-dollars-pour-inventer-la-viande-en-eprouvette.php
Revenir en haut Aller en bas
inter-admin
Rang: Administrateur



Inscrit le : 22 Juin 2005
Messages : 1452

MessageSujet: Re: Le steak in vitro : une aubaine pour les végétariens ?   Mer 23 Avr - 17:46

Le lundi 21 avril 2008


Un million de dollars pour fabriquer de la viande in vitro


Agence France-Presse

Washington

Des biftecks bientôt sortis de tubes à essai? L'association de défense des animaux PETA offre un prix de un million de dollars au scientifique qui saura produire d'ici 2012 de la viande in vitro commercialisable à un coût compétitif.
De nombreux chercheurs dans le monde cherchent déjà à produire de la viande en laboratoire, sans tuer d'animaux, à partir de cellules souches qui permettraient d'aboutir à de la viande artificielle, explique PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) sur son site internet.

Des avancées notables ont été réalisées mais des années semblent encore nécessaires pour que de la viande in vitro se retrouve dans les assiettes des consommateurs, relève l'association.

Les participants au concours doivent, d'ici au 30 juin 2012, fabriquer de la viande de poulet in vitro ayant le goût et la texture de cette viande, et parvenir à la produire en assez grande quantité pour être commercialisée à un prix compétitif dans au moins dix États américains.

La viande in vitro sera testée par dix jurés de PETA et le poulet in vitro devra obtenir un score d'au moins 80 (sur 100) pour gagner le million de dollars.

Cette idée de concours a pratiquement provoqué une «guerre civile» au sein de l'association, relève le New York Times lundi. Ses partisans arguent du fait que cette technologie éviterait aux animaux de souffrir et «réduirait considérablement les effets dévastateurs de l'industrie agro-alimentaire sur l'environnement».

Plus de 40 milliards de poulets, de poissons, de porcs et de boeufs sont tués chaque année aux États-Unis «de façon horrible (...) pour assouvir la dépendance des Américains à la viande», renchérit PETA.
Bien sûr, personne n'est obligé de manger de la viande, conclut l'association, affirmant vouloir aider ceux qui ne peuvent s'en passer à éviter les souffrances et la mort d'animaux.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080421/CPSCIENCES/80421153/1020/CPSCIENCES
Revenir en haut Aller en bas
Le steak in vitro : une aubaine pour les végétariens ?Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
Zone interactive d'Ahimsa :: VÉGÉTARISME-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet