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Ecolo ou mangeur de viande? Il faut choisir

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MessageSujet: Ecolo ou mangeur de viande? Il faut choisir   Jeu 20 Sep - 23:16

Ecolo ou mangeur de viande? Il faut choisir

Par Hélène Crié-Wiesner
(Spécialiste de l'environnement)
17/09/2007

Vous vous croyez écologiquement impeccable parce que vous pédalez, achetez bio, et choisissez votre boucher avec soin? Raté ! Vous êtes plus dangereux pour la planète qu’un végétarien qui roule en 4 x4. Telle est la dernière antienne des environnementalistes américains.

Que manger de la viande soit une aberration énergétique n’est pas un scoop: on sait depuis les années 60 qu’il faut 10 kilos de céréales pour produire un kilo de bœuf; qu’on utilise cinq fois plus d’eau pour produire des protéines de bœuf que des protéines de soja; et qu’on a besoin de cinq à dix fois plus de sol pour générer des protéines animales que des végétales.

A cette liste de défauts déjà susceptible de filer la honte à n’importe quel carnivore socialement responsable, on doit désormais ajouter l’impact de l’élevage sur le changement climatique. Attention: pas seulement à cause des pets et des émissions des déjections des bestiaux (lesquels, on commence à le savoir, sont constitués de méthane et de protoxyde d’azote cinquante fois plus générateurs d’effet de serre que le CO2). La nouveauté, c’est qu’on a enfin mesuré avec précision la quantité de combustibles fossiles utilisée au cours de la chaîne de production alimentaire.

En novembre 2006, un rapport de l’ONU http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=20772&Cr=global&Cr1=environment avait sonné l’alarme: l’industrie de la viande génèrerait plus de gaz à effet de serre que tous les modes de transport combinés. Le 12 septembre, la prestigieuse revue médicale The Lancet enfonçait le clou dans un dossier "Energie et santé":
http://www.thelancet.com/journals/lancet/issue?issue_key=S0140-6736(07)X6039-2
l’élevage des animaux destinés aux assiettes compte pour un quart des émissions de gaz à effet de serre de la planète.


L’un des auteurs, le docteur John Powles http://www.phpc.cam.ac.uk/powles/ de Cambridge University http://www.cam.ac.uk/ nous informe au passage que la consommation moyenne de viande dans les pays développés est de 224 g par jour, contre 31 g en Afrique. Etonnant, non?

Mais la première étude fouillée http://www-news.uchicago.edu/releases/06/060413.diet.shtml sur ce thème – et la plus intéressante, en date du 13 avril 2006, venait de l’université de Chicago: Gidon Eshel et Pamela Martin, tous deux professeurs de sciences géophysiques, publiaient leurs travaux dans la revue Earth Interactions. Aliment par aliment, les chercheurs comparaient la consommation d’énergie des modes de culture, d’élevage, de transformation, de transport et de distribution.

Sur cette base, ils plaçaient en vis à vis cinq régimes alimentaires type : complètement végétarien, ou principalement composé de viande rouge, ou de poisson, ou de poulet, ou "américain varié" (soit 72% d’aliments d’origine végétale, fut-ce surtout du ketchup, des patates, de l’huile, du sucre, le reste se partageant entre la viande, les œufs et les produits laitiers). Précision importante : chaque régime comportait 3 774 calories, la ration moyenne aux Etats-Unis.

A l’époque, cette étude avait été abondamment commentée dans les médias. Elle était pourtant ardue, pleine d’équations mathématiques et de courbes exponentielles. Mais elle contenait plusieurs messages choquants. Notamment celui-ci: en 2002, l’énergie utilisée pour la production alimentaire américaine a représenté 17% de la quantité totale de carburant consommé dans le pays (tous secteurs confondus). A lui seul, ce poste "alimentaire" est l’équivalent, en gaz à effet de serre, d’un tiers du poste américain "transports individuels". Comme il faut ajouter à ces émissions de CO2 les quantités pharamineuses de déjections gazeuses du bétail, on voit l’importance du problème.

Autre énorme surprise : le régime poisson est à peine moins énergivore que le régime bœuf, ce que Pamela Martin explique ainsi : "Le poisson peut venir du ruisseau près de chez vous, et là tout va bien. Les sardines et les anchois abondent près des côtes et peuvent être récoltés avec une consommation énergétique minimale. Mais les espadons, les thons, les saumons et les morues, qui sont de loin préférés par les consommateurs, requièrent des voyages au long cours".

Résultat : si vous tenez à la viande, mangez-en peu ou plutôt du poulet, ou devenez végétarien. Et avant de rayer la carrosserie d’un 4x4 pour crime de lèse planète, faites l’inventaire de votre propre frigo.
http://www.rue89.com/2007/09/17/ecolo-ou-mangeur-de-viande-il-faut-choisir


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MessageSujet: Re: Ecolo ou mangeur de viande? Il faut choisir   Sam 6 Oct - 19:26

Confirmé récemment par un rapport de l’ONU, la consommation de viande est une cause incontournable du réchauffement climatique




L’élevage aussi est une menace pour l’environnement

Des remèdes s'imposent
29 novembre 2006, Rome – L’élevage de bovins produit-il davantage de gaz à effet de serre que les véhicules automobiles? Aussi étonnant que cela puisse paraître, la réponse est "oui".

Selon un nouveau rapport publié par la FAO, le secteur de l’élevage émet des gaz à effet de serre qui, mesurés en équivalent CO2 (18 pour cent), sont plus élevés que ceux produits par les transports. Il est aussi une source principale de dégradation des terres et des eaux.

D’après Henning Steinfeld, Chef de la Sous-Division de l'information et des politiques en matière d'élevage de la FAO et un des auteurs du rapport, “l’élevage est un des premiers responsables des problèmes d’environnement mondiaux aujourd’hui et il faudrait y remédier rapidement”.

Avec l’amélioration des revenus et la prospérité, les habitants de la planète consomment chaque année de plus en plus de viande et de produits laitiers.

D’après les estimations, la production mondiale de viande devrait plus que doubler, passant de 229 millions de tonnes en 1999/2001 à 465 millions de tonnes en 2050, tandis que celle de lait devrait grimper de 580 à 1 043 millions de tonnes.

Un lourd tribut

Le secteur mondial de l’élevage croît plus vite que tout autre sous-secteur agricole. Il fait vivre quelque 1,3 milliard de personnes et assure 40 pour cent environ de la production agricole mondiale.

Pour de nombreux agriculteurs pauvres des pays en développement, l’élevage représente aussi une source d’énergie renouvelable pour la traction animale et une source essentielle d’engrais organiques pour leurs cultures.

Cependant, cette croissance rapide fait payer à l’environnement un prix élevé, selon le rapport de la FAO Livestock’s Long Shadow –Environmental Issues and Options.

“Les coûts environnementaux par unité de production animale doivent être réduits de moitié, ne serait-ce que pour éviter d’aggraver le niveau des dégâts”, avertit le rapport.

Lorsqu’on inclut les émissions d’utilisation des terres et de changements d’utilisation des terres, le secteur de l’élevage représente 9 pour cent du CO2 dérivant des activités humaines, mais il produit une bien plus grande part de gaz à effet de serre encore plus nocifs.

Il est responsable de 65 pour cent des émissions d'hémioxyde d'azote (imputables essentiellement au fumier), qui a un potentiel de réchauffement global (PRG) 296 fois plus élevé que le CO2.

Pluies acides

Le secteur représente en outre respectivement 37 pour cent de tout le méthane dû aux activités humaines (agissant sur le réchauffement 23 fois plus que le CO2) qui est en grande partie produit par le système digestif des ruminants, et 64 pour cent de l’ammoniac, qui contribue sensiblement aux pluies acides.

L’élevage utilise désormais 30 pour cent de toute la surface émergée de la terre, principalement des pâturages permanents mais aussi 33 pour cent des terres arables utilisées pour la production fourragère, indique le rapport.

Les forêts sont malheureusement défrichées pour créer de nouveaux pâturages, en particulier en Amérique latine où quelque 70 pour cent des anciennes forêts d’Amazonie ont été converties en pâturages.

Terres et eaux

Parallèlement, les troupeaux sont à l’origine d’une détérioration des terres à grande échelle, 20 pour cent environ des pâturages étant considérés comme dégradés par le surpâturage, la compaction et l’érosion.

Ce chiffre est encore plus important sur les terres arides où des politiques et une gestion de l’élevage inadéquates contribuent à l’avancée de la désertification.

Le secteur de l’élevage compte parmi les secteurs les plus nuisibles pour les ressources en eau déjà appauvries, contribuant, entre autres, à la pollution de l’eau, à l’eutrophisation et à la dégénération des récifs coralliens.

Les principaux agents polluants sont les déchets animaux, les antibiotiques et les hormones, les produits chimiques des tanneries, les engrais et les pesticides pulvérisés sur les cultures fourragères.

Le surpâturage diffus perturbe le cycle de l’eau, réduisant la reconstitution des eaux souterraines et superficielles. La production de fourrage nécessite le prélèvement de grands volumes d’eau.

Les animaux d’élevage seraient la principale source continentale de contamination par le phosphore et l’azote de la mer de Chine du Sud, contribuant à la perte de biodiversité des écosystèmes marins.

Les animaux de boucherie et les animaux laitiers représentent désormais environ 20 pour cent de toute la biomasse animale terrestre.

Remèdes

Le rapport, qui a été réalisé avec le concours de l’Initiative multi-institutions Elevage, Environnement et Développement (LEAD), propose expressément de prendre en considération ces coûts environnementaux et suggère un certain nombre de moyens pour remédier à la situation, notamment:

Dégradation des terres: contrôler l’accès et éliminer les obstacles à la mobilité sur les pâturages communaux. Utiliser des méthodes de conservation des sols et de sylvopastoralisme, et l’exclusion contrôlée de l’élevage des zones sensibles; instituer des mécanismes de rémunération des services environnementaux dans les utilisations des terres basées sur l’élevage pour aider à réduire et à inverser la dégradation des terres.

Atmosphère et climat: accroître l’efficience de la production animale et de l’agriculture fourragère. Améliorer l’alimentation des animaux pour réduire la fermentation entérique et partant, les émissions de méthane, et mettre en place des usines de biogaz pour recycler le fumier.

Eau: améliorer l’efficacité des systèmes d’irrigation. Instaurer une tarification de l’eau au coût de revient total et des taxes pour décourager la concentration de grandes unités d’élevage à proximité des villes.

Ces questions, entre autres, sont au coeur des débats entre la FAO et ses partenaires qui se réunissent cette semaine à Bangkok pour tracer la voie de la production animale. Les discussions porteront également sur les risques importants de santé publique liés à l’accroissement rapide de l’élevage car, de plus en plus, les maladies animales touchent également l’homme. L’accroissement du secteur peut aussi aboutir à l’exclusion des petits exploitants des marchés de la mondialisation.

--------------------------------------------------------------------------------
Contact:
Christopher Matthews
Relations médias, FAO
christopher.matthews@fao.org
(+39) 06 570 53762
http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2006/1000448/index.html


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MessageSujet: Re: Ecolo ou mangeur de viande? Il faut choisir   Ven 19 Oct - 16:36

Les changements profonds de la production mondiale de viande risquent d’accroître les maladies
Les éleveurs doivent investir davantage en biosécurité et surveillance
17 septembre 2007, Rome - La production animale est en proie à une transformation profonde qui pourrait se traduire par une augmentation du risque de transmission de maladies des animaux à l’homme, met en garde la FAO.

“Le risque de zoonoses s’intensifiera à l’avenir, compte tenu de la montée démographique et de la croissance de la population animale, des changements dynamiques de la production animale, de l’émergence de réseaux agro-alimentaires mondiaux et de l'accroissement sensible de la mobilité des hommes et des marchandises”, déclare la FAO dans un document intitulé Production animale industrielle et risques sanitaires mondiaux.

“Le monde doit incontestablement faire appel à certaines technologies des systèmes de production vivrière animale intensive”, a déclaré l’expert en politiques d’élevage de la FAO, M. Joachim Otte. “Mais la concentration excessive d’animaux dans de grandes unités de production industrielle est à éviter, et il faut envisager des investissements pour renforcer la biosécurité et améliorer la surveillance des maladies afin de sauvegarder la santé publique”, a-t-il ajouté.

L’abondance fait croître la consommation de viande

A mesure que les pays s’enrichissent et que la population continue de croître, la demande de viande et autres produits de l’élevage grimpe, selon la FAO.

Pour satisfaire cette demande accrue de produits carnés, production et densité animale ont considérablement augmenté, souvent à proximité des centres urbains. La production animale industrielle s’est concentrée davantage, utilisant un nombre inférieur de races mais plus productives.

“Cette évolution peut avoir de graves conséquences pour les risques de maladies, à l’échelle locale comme mondiale mais elle n’a guère été, jusqu’à présent, suffisamment reconnue par les responsables politiques”, fait remarquer M. Joseph Domenech, Vétérinaire en chef à la FAO.

Porcs et volailles en tête

A l’échelle mondiale, les élevages de porcs et de volailles sont les sous-secteurs qui enregistrent la plus forte croissance et industrialisation, avec des taux annuels de 2,6 et 3,7 pour cent au cours des dix dernières années. En conséquence, dans les pays industrialisés, poulets et dindes sont désormais essentiellement produits dans des élevages de 15 000 à 50 000 volailles. La tendance à l’industrialisation de la production animale s’observe aussi dans les pays en développement, où les systèmes traditionnels sont remplacés par des unités intensives, en particulier en Asie, en Amérique du Sud et dans certaines parties de l’Afrique.

La production industrielle de porcs et de volailles s’accompagne de déplacements massifs d’animaux vivants. En 2005, par exemple, près de 25 millions de porcs, soit plus de 2 millions par mois, ont fait l’objet d’échanges à l’échelle internationale.

Le déplacement d’animaux et la concentration de milliers d’animaux confinés accroissent la probabilité de transfert de pathogènes. En outre, les élevages confinés produisent de grandes quantités de déchets, pouvant renfermer des concentrations élevées d’agents pathogènes. Une grande partie de ces déchets est éliminée sans subir aucun traitement, ce qui représente un risque d’infection pour les mammifères et oiseaux sauvages.

Si le virus hautement pathogène H5N1 est actuellement un sujet d’inquiétude mondiale, la circulation ‘silencieuse’ des virus de l’influenza de type A (IAV) chez la volaille et les porcs devrait être également sous étroite surveillance, a déclaré la FAO. Plusieurs IAV sont désormais relativement diffus dans la volaille commerciale et, dans une moindre mesure, chez les porcs et pourrait également donner lieu à l’émergence d’une pandémie d’influenza chez l’homme.

La FAO a invité les producteurs de viande à appliquer des mesures de biosécurité de base. Les sites de production ne devraient pas être bâtis à proximité d’établissements humains ou de populations d’oiseaux sauvages; les fermes devraient être régulièrement nettoyées et désinfectées; les mouvements de personnel et de véhicules devraient être contrôlés et les employés formés aux mesures de biosécurité.

En association avec l’OIE et l’OMS, la FAO répond à ces menaces mondiales par le biais de réseaux de surveillance et de recherche en vue de la détection précoce des maladies animales et d’une meilleure coopération scientifique entre les pays. La FAO a créé en outre un centre de gestion des urgences qui aide les pays à réagir en cas de foyer de maladie animale.
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Contact:
Erwin Northoff
Relations médias, FAO
erwin.northoff@fao.org
(+39) 06 570 53105
(+39) 348 252 3616 (portable)
http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000660/index.html
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MessageSujet: Re: Ecolo ou mangeur de viande? Il faut choisir   Mar 23 Oct - 20:03

Écrivez a cette écolo ( mon oeil )

http://cecilegladel.blogspot.com/search/label/L%27environnement%20at%20large
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Louis
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MessageSujet: Re: Ecolo ou mangeur de viande? Il faut choisir   Jeu 25 Oct - 23:11

Tu as raison Inter-administration: écologiste mon oeil! Je n'acheterais pas le livre de cette prétendue écolo qui aime le foie gras. Je pense qu'il faut la boycotter car elle ne veut pas voir la vérité en face sur les atrocités que la viande engendrent. C'est facile de traiter les autres "d'extrémistes", ca nous évite de dialoguer! C'est à la mode présentement de se dire écolo, ca fait vendre. Des genres d'écolos du dimanche qui pensent que c'est en recyclant les bouteilles qu'on va sauver la planète et qui ne parlent jamais du véganisme. Ou qui accusent toujours ou le gouvernement ou les compagnies, comme si notre responsabilité personnelle ne comptait pas.
Je suis vegan depuis de nombreuses années, ca c'est être écolo pour de vrai!
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Ahimsa
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MessageSujet: Re: Ecolo ou mangeur de viande? Il faut choisir   Ven 26 Oct - 14:24

(Nous reproduisons quelques courriels envoyés par AHIMSA et recus de madame Gladel puisque cette dernière censure les messages pro-végétarisme sur son blog 'd'écolo": l'écologie ne devrait-il pas aussi être démocratique?)

Madame Gladel:Je trouve votre attitude immensément triste. Vous me faites penser à ces chasseurs qui se disent écolos tout en massacrant les animaux pour le plaisir du sport.
Le végétarisme n'est pas une opinion. C'est une action individuelle que nous pouvons tous faire pour tenter de sauver la planète, les animaux et les humains. Si vous croyez qu'être contre les holocaustes d'animaux, la souffrance des abattoirs, la pollution, la déforestation, le gaspillage des céréales, de l'eau potable est une attitude "extrémiste', alors je vous concède que je suis extrémiste et fier de l'être.
Pourquoi avoir écrit un texte pour nous dire que même si les canards sont torturés et souffrent, vous mangez du foie gras tout de même à Noel? (Le foie gras bio - donc écologique - n'existe pas, voir [url=http://www.stopgavage.com/bio/index.php)Vous] http://www.stopgavage.com/bio/index.php)Vous[/url] vous attendiez à des félicitations? Si tous les humains riches et nantis ne mangeaient du foie gras qu'une fois par année, cela ne changerait pas grand chose au sort de la planète et des canards. Est-ce que le pédophile qui viole un enfant seulement à Noel est plus pardonnable?
Et nous devrions considérer les animaux comme nos enfants et la terre comme notre mère...
Etre écologiste, c'est avoir une vision globale. Et on ne peut nier que le foie gras fait souffrir "globalement" autant les animaux que la planète (et les humains dans un sens puisque les céréales données aux animaux devraient revenir aux enfants affamés)
Vous n'avez pas besoin d'être "parfaite" pour devenir végétarienne, seulement vous ouvrir le coeur et prendre conscience de l'immense souffrance des animaux et de la planète. C'est facile d'abandonner le foie gras, la viande et le poisson, surtout si vous avez une conscience écologique....qu'est-ce qui vous en empêche au juste?
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Ahimsa
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MessageSujet: Re: Ecolo ou mangeur de viande? Il faut choisir   Ven 26 Oct - 14:28

Réponse de C. Gladel: Je mange du foie gras, de la viande et du poisson car j'aime ça tout simplement. Désolée mais votre choix n'est pas le mien. Je suis toujours d'accord pour discuter avec les gens sauf lorsque ceux-ci en viennent à comparer le fait de manger du foie avec les pédophiles. Franchement, quelle énormité !!!!
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MessageSujet: Re: Ecolo ou mangeur de viande? Il faut choisir   Dim 18 Nov - 18:17

Manger végé pour sauver la planète

« Rien ne bénéficiera autant à la santé humaine et n’augmentera autant les chances de survie de l’humanité sur Terre que l’évolution vers une alimentation végétarienne. » Qui a prononcé ces mots ? Nul autre que l’un des plus grands physiciens de la planète : Albert Einstein ! Visionnaire, l’éminent scientifique ? Dans un éditorial publié récemment dans l’American Journal of Public Health, David Benatar, chercheur à l’Université de Cape Town, en Afrique du Sud, propose de prescrire le végétarisme, ou du moins de diminuer de façon radicale notre consommation de viande, pour lutter contre la grippe aviaire et les autres zoonoses, des maladies transmissibles de l’animal à l’homme.
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Par ailleurs, un article récent du journal médical The Lancet vient appuyer le recours à une telle approche préventive, mais pour d’autres raisons. Selon les auteurs de l’étude, l’élevage du bétail contribue fortement aux changements climatiques, en plus de restreindre l’accès à la nourriture dans certains pays pauvres et de causer des problèmes de santé chroniques au sein des pays riches. Ils proposent donc de diminuer la consommation mondiale de viande de 10 % d’ici 2050.

Gilles-Éric Séralini, président du conseil scientifique du Comité de recherche et d’information Indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) et spécialiste mondial des OGM précise que la diminution de celle-ci (consommation de viande) appelle à une remise en question globale de l’économie mondiale. « Nous savons que l’alimentation carnée est trop importante et qu’elle nuit à notre santé. Nous savons aussi que moins nous mangerons de viande, plus notre agriculture sera durable. Mais pour changer les choses, il faut repenser notre système économique, notre manière de distribuer la richesse et nos modes de production. »

Grippe aviaire, SRAS et maladie de la vache folle sont les plus connues des maladies transmissibles de l’animal à l’homme, remarque David Benatar. Il note aussi que certains chercheurs ont émis l’hypothèse que toutes les infections virales prendraient leur source chez les animaux. C’est d’ailleurs le cas du VIH-SIDA, dont on soupçonne l’origine chez les singes. Dans cette perspective, M. Benatar met en lumière le fait que manger moins de viande constitue une méthode de prévention évidente pour réduire les chances d’épidémies de grippe. À long terme, cela permettrait aussi d’éviter l’apparition de maladies encore inconnues qui naîtraient de l’élevage intensif.

D’ailleurs, en matière de propagation des zoonoses, les modes de production sont de plus en plus montrés du doigt. Le mois dernier, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) mettait en garde le monde entier face au danger grandissant que représente la transformation de la production animale. Malgré tout, les avis sont partagés quant aux modes de production à privilégier. Élevage industriel s’oppose souvent à élevage traditionnel. Et il est encore difficile de remettre en question l’élevage intensif. « Le monde doit incontestablement faire appel à certaines technologies des systèmes de production vivrière animale intensive. Mais la concentration excessive d’animaux dans de grandes unités de production industrielle est à éviter [...] », déclare Joachim Otte, expert en politiques d’élevage à la FAO. De son côté, Danielle Nierenberg, chercheuse pour le Worldwatch Institute, demande à la FAO de concentrer ses efforts de prévention contre la grippe aviaire sur les grands producteurs de volaille, plutôt que de s’en prendre aux petits fermiers des pays en voie de développement.

Les récentes recherches nous apprennent également que l’élevage du bétail produit 18 % de tous les gaz à effet de serre de la planète en plus d’utiliser 37 % des pesticides et 50 % des antibiotiques. Si on ajoute à cela que la diète végétarienne exige près de 15 fois moins d’eau potable que l’alimentation normale, il y a de quoi regarder d’un autre œil notre steak.

Alors, sommes-nous prêts à passer au végétarisme ? Richard Giovannini, président de l’Association végétarienne de Montréal, nous rappelle que la liste des bonnes raisons pour devenir végétarien est longue. Il se réfère d’ailleurs à un rapport très complet du Worldwatch Institute, dans lequel sont citées les conséquences d’une diète carnée sur la santé de la planète. En plus des changements climatiques, des zoonoses et des maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, obésité, diabète, cancers), on y parle aussi de déboisement, de consommation et de pollution de l’eau, de quantités phénoménales d’excréments et de pertes de biodiversité. Et M. Giovannini se dit heureux de la prise de conscience environnementale actuelle. « Il est maintenant reconnu que la diète végétarienne a un impact majeur pour sauver la planète. Le discours doit maintenant faire son chemin comme ce fut le cas pour les changements climatiques. »

Article rédigé par Benoît Lacroix



[17 novembre 2007]
[Agence Science-Presse
http://www.lienmultimedia.com/article.php3?id_article=13727
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MessageSujet: Re: Ecolo ou mangeur de viande? Il faut choisir   Dim 18 Nov - 18:19

L'élevage responsable d'1/5 des émissions de gaz à effet de serre

Une première journée d'étude sur la consommation de viande et l'environnement s'est tenue samedi à l'Université de Gand. Selon des scientifiques spécialisés du climat, l'élevage est responsable pour près d'un cinquième des émissions totales de gaz à effet de serre.

La journée d'étude était organisée par l'association flamande de militants végétariens (Ethisch Vegetarisch Alternatief - EVA) dans le cadre de la "Semaine du Goût". Des scientifiques ont évoqué la relation entre la viande et l'éthique, les conséquences de la consommation de poisson sur la faune et la flore sous-marines et l'état des lieux des études sur la "viande artificielle" comme alternative respectueuse de l'environnement.
L'EVA a par ailleurs mis en avant une implication moins connue de la production et la consommation de viande: le réchauffement climatique.

Le scientifique Peter Tom Jones a ainsi déclaré que l'élevage est responsable de 18 pc des émissions totales de gaz à effet de serre. Les chiffres proviennent de l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Food and Agriculture Organisation - FAO). "La part de la consommation de viande est dès lors égale à celle du secteur du transport. Le morceau de viande sur l'assiette est responsable à lui seul d'autant d'émissions de gaz à effet de serre qu'un voyage de 70 kilomètres avec une voiture moyenne", indique Tobias Leenaert d'EVA.

"En même temps on n'a jamais mangé autant de viande en Belgique qu'aujourd'hui. La limitation de la consommation de viande pourrait donc aussi être un moyen efficace dans la lutte contre le réchauffement de la terre." La journée d'étude s'est clôturée par un débat sur la question de l'avenir de la consommation de viande, avec des représentants du Boerenbond, d'Eva, de Greenpeace et le Ministère de la Santé publique. (belga)
http://www.7sur7.be/hlns/cache/det/art_660348.html?wt.bron=hlnDossierTeaser
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