Animaux, écologie, végétarisme

RETOUR AU SITE D'AHIMSA
 

AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
inter-admin
Rang: Administrateur



Inscrit le : 22 Juin 2005
Messages : 1535

MessageSujet: L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE   Jeu 11 Oct - 17:58

L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE

Combien d'animaux sont utilisés pour les expériences dans les labos?

On estime à 800 millions le nombre d’animaux utilisés pour l’expérimentation animale, dont 2 millions au Canada. On peut légitimement s'interroger sur sa validité et ses conséquences: considérée comme immorale, inutile et dangereuse pour l’homme par certains, sa pratique reste courante et passe pour un mal nécessaire dans l’esprit commun, car on ne peut extrapoler scientifiquement les résultats d'une espèce animale à une autre. Un vétérinaire ne conseillerait pas de donner à un chien un produit expérimenté sur des lapins et pourtant, l'expérimentation animale nous recommande de donner ce même produit à vos enfants ou vos parents.

L'expérimentation animale en recherche médicale et dans les tests de toxicité a montré un degré élevé d'ECHECS ( 80 POUR CENT OU PLUS ) dans la prédiction de la réponse humaine aux composés médicaux, aux traitements et aux produits chimiques. Cette situation conduit inévitablement à nuire aux patients et aux volontaires, à dilapider le financement de recherches valables, à freiner les progrès médicaux et au danger d'exposer les humains à des produits chimiques carcinogènes et toxiques. Nous devons demander aux décideurs en science de considérer que la pratique d'utilisation de modèles animaux comme modèles de maladies humaines soit IMMEDIATEMENT révisée pour ce qui concerne la responsabilité, la rigueur scientifique et la praticabilité.” Pro-Anima

À qui rapporte exactement l’expérimentation animale?

On utilise encore les modèles animaux, non pas pour des raisons scientifiques ( comme on le prétend ), mais parce que les grands groupes industriels ont plusieurs intérêts financiers avec la complicité des pouvoirs en place.

La vivisection rapporte et génère beaucoup d'argent, elle est à la base d'un système mafieux qui repose sur l'illégalité légalisée et sur la falsification d'informations, le secret des chiffres et le trafic organisé.
Plusieurs groupes d'intérêt profitent de ce commerce lucratif : les industries pharmaceutiques, les centres et les sociétés (fondations) de recherche contre le cancer, le sida, les maladies cardiaques, l'obésité etc, qui opèrent avec les fonds publics et avec de généreuses subventions pour l'aide à la recherche. L'expérimentation animale profite aussi aux industries qui fournissent les appareils et accessoires de contention pour immobiliser les animaux dans les labos, ( on vend même par catalogue des animaux déjà affligés de tares au choix des labos: souris obèses, immunodéficientes, pré-mutilées! ). À Sainte-Foy, Anilab Enr. se spécialise dans la production de matériel biologique à des fins pédagogiques, grenouilles, lapins, rats, souris... tous bien vivants pour le besoin de la cause. On vend aussi des pièces détachées conservées dans le formol, que disséqueront les étudiants d'écoles secondaires et de cégeps, lors des cours de biologie.
Même les compagnies qui fabriquent les aliments destinés à nos animaux domestiques profitent de l'expérimentation animale.

Les fournisseurs d'aliments approvisionnent les animaleries des laboratoires, des universités et des hôpitaux ainsi qu'une bonne majorité des labos du secteur privé. Certaines d'entre elles expérimentent leurs produits sur les animaux: nourritures, shampooings, médicaments, accessoires, etc. Les éleveurs (chenils) aussi profitent de ce commerce, ils élèvent des centaines de milliers d'animaux destinés à la recherche. De plus, les compagnies aériennes transportent plusieurs centaines d'animaux (très souvent des singes) provenant d'autres pays.

La liste ne s'arrête pas là. Il y a aussi les compagnies qui fabriquent les vaccins, les cosmétiques, les produits ménagers ainsi que les fabricants d'herbicides, de pesticides, en fait, presque tous les secteurs profitent de l'expérimentation animale: l'industrie biochimique, pharmacologique, militaire, nucléaire, etc.., mais présentement la mode est aux xénotransplantations, xénogreffes,manipulations génétiques et animaux transgéniques.

Les animaux n'ont pas fini d'être torturés au nom de la science, de la beauté et de la technologie. Ce n’était qu’un bref aperçu de ceux qui profitent de l'utilisation des animaux en laboratoire, et malheureusement cette liste est encore plus longue et élaborée! Tous ces tests et ces recherches impliqueront la souffrance puis la mort de plusieurs millions
d'animaux dans les laboratoires.

Quels sont les tests obligatoires au Canada?

Le ministère de Santé Canada oblige les fabricants de produits à effectuer des tests sur les animaux avant leur commercialisation. En effet, au Canada les fabricants sont tenus de soumettre leurs produits à des essais sur les animaux, qu'il s'agisse de produits pharmaceutiques, de médicaments, d'instruments médicaux ou de dispositifs émettant des radiations, d'additifs alimentaires, ou de produits de consommation.

Concernant les cosmétiques
Selon la loi canadienne, les fabricants de produits cosmétiques ne sont pas obligés de faire des essais sur des animaux. Il n'est donc pas obligatoire d'avoir recours aux animaux pour la fabrication et la commercialisation de cosmétiques. Aucune loi n'oblige les fabricants de cosmétiques à effectuer des tests sur les animaux, les manufacturiers qui testent le font bien plus par peur d'éventuelles poursuites légales que par souci du bien-être des consommateurs. Ces tests relèvent d'une politique légale de protection de la part des compagnies. Ils n'ont rien à voir avec la sécurité ou la santé des humains. Les résultats de ces tests permettent plutôt aux fabricants de se disculper en cas de poursuites judiciaires, car aucune loi n'oblige des compagnies comme Gillette, Clairol, Proctor & Gamble ou Johnson & Johnson à tester de façon aussi
archaïque et cruelle.


La législation concernant les animaux de laboratoire au Canada

Au Québec et dans quelques autres provinces du Canada il n'y a aucune loi pour la protection des animaux de laboratoire. Seulement six des assemblées législatives des dix provinces canadiennes ont adopté dans leurs lois ou règlements des dispositions ayant trait à l'utilisation d'animaux pour l'expérimentation ou autres fins scientifiques. Ce sont l'Alberta, l'Île-du-Prince-Édouard, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la
Nouvelle-Écosse et l’Ontario.

Malheureusement, le Québec n'a pas de législation stricte qui régit l'expérimentation animale (aucune loi de protection pour les animaux de laboratoire), ni même pour les animaux de ferme ou pour les animaux domestiques.

Au Canada, afin de superviser l'ensemble des animaleries des laboratoires, un organisme fut créé en 1968: le Conseil Canadien pour la Protection des Animaux (CCPA). C’est un organisme de révision responsable de la mise en place et du maintien, dans tout le Canada, de normes relatives aux soins et à l'utilisation des animaux servant à la recherche, à l'enseignement et aux tests. Mais il y a un hic car le CCPA n'est pas au courant des pratiques des laboratoires qui ne sont pas membres du CCPA. En effet, si 190 institutions ( universités, hôpitaux ) et laboratoires fédéraux et provinciaux font partie du CCPA, l'industrie pharmaceutique et le secteur privé ne sont pas obligés d'y adhérer. On peut sérieusement remettre en question le mode de fonctionnement de l'organisme. Bien que toutes les universités canadiennes aient adhéré à son programme d'inspection, cette adhésion demeure volontaire. Une institution, comme un cégep ou une école peu désireuse de recevoir la visite d'inspecteurs du CCPA, peut très bien décider de ne jamais avoir affaire à eux. Autre anicroche : le CCPA est presque entièrement subventionné par le Conseil de recherches médicales du Canada et par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie... qui sont aussi les deux principaux intervenants de la recherche scientifique au Canada! C'est la police qui surveille la police! Une dernière chose: les visites régulières des inspecteurs du CCPA sont annoncées plusieurs semaines à l'avance et n'ont lieu qu’à tous les trois ans.
La lecture de ce document vous a demandé 3 minutes. Pendant cette période, 3 600 animaux sont morts torturés dans des laboratoires partout dans le monde. Vingt à trente animaux par seconde, de jour comme de nuit!
Revenir en haut Aller en bas

L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
Zone interactive d'Ahimsa :: TEXTES-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet