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MessageSujet: Chasseurs vs Animaux   Ven 9 Mai - 3:38

Chasseurs vs Animaux
LA CHASSE EST UN SPORT?

La chasse n'est pas un sport. Un sport implique une compétition entre deux participants ou deux équipes bénéficiant des mêmes avantages, soumis aux mêmes règles, aux mêmes risques, et consentants. Son but ultime étant de favoriser l'épanouissement de chacun, gagnant ou perdant. Il ne saurait en aucun cas comporter la notion de victime. A la chasse, les dés sont pipés d'avance, la victoire et le plaisir toujours du même côté. La seule règle est de tuer, à une distance sécuritaire, un être sans défense forcé de subir le harcèlement et dont la seule ( chance ) possible est d'échapper à ses assaillants... jusqu'au prochain ( match ). À la chasse, l'animal n'est jamais sur son terrain, il est en territoire occupé.

COMPARAISON DES AVANTAGES :


POUR LES CHASSEURS:
Avions, hélicoptères, embarcations motorisées, chaloupe, 4 x 4, véhicules tout terrain, motoneiges, cyclomoteurs, cartes topographiques, photographies aériennes, boussoles "haute technologie", walkie-talkies... Aucun territoire n'est à l'épreuve du préleveur faunique et la distance est sans importance.

Vêtements hydrofuges et silencieux, vestes coussinées anti-recul, gibecières dorsales incorporées; abris escamotables contre les intempéries, chaussettes chauffantes, coussins chauffants... Rien n'est ménagé pour rendre sa mission confortable.

Sites préappâtés, service de guides, de chiens dressés, de réservations; cours, matériel audio-visuel, ouvrages spécialisés sur les moeurs du gibier convoité, panoplie de conseils et astuces pour récolter son trophée; service de dépeçage, de congélation et de livraison à domicile... Le prélèvement faunique est un acte qui répond à un instinct naturel?

Maguillage, éliminateurs d'odeur humaine, odeurs syntétiques ou naturelles ( y compris l'urine de jument en chaleur dont on s'asperge pour tromper l'orignal ), leurres et appelants de toutes sortes, appâts installés des mois à l'avance... La chasse est un sport de ruse et de finesse. Combinaisons camouflage, bottes, cagoules et gants camouflage, caches portatives camouflage... " Pour la chasse ou la guerre, l'habit fait le moine

Jumelles compactes, accessoires de grossissement, viseurs à luminosité variable, évaluateurs de distance entre gibier et fusil, amplificateurs de sons, fusils à répétition, carabines de gros calibre, arcs, arbalètes, flèches, armes blanches, pièges, poison...Le chasseur moderne est armé jusqu'aux dents .

POUR LES ANIMAUX:

Griffes, crocs, cornes, sabots acérés, aiguilles, force musculaire, camouflage naturel, odeurs répulsives naturelles, vitesse de course... Des armes désuètes: l'animal est sans défense aujourd'hui.

Combien d'animaux volontaires s'enrôlent à travers le monde dans cette guerre insensée, je n'en ai aucune idée!
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MessageSujet: Re: Chasseurs vs Animaux   Ven 9 Mai - 3:42

POUR OU CONTRE LA CHASSE
Les chasseurs nous reviennent toujours avec les mêmes questions :

Est-il chaussé de cuir? Il ne respecte pas ses propres principes ! Pire, il encourage la pollution ! ( on sait depuis belle lurette que les végétariens polluent moins que les carnivores )

Végétarien?, encore un missionnaire voué à la conversion des païens.

Ex-chasseur? Bof, c'est un frustré qui mène croisade à la manière de ces ex-fumeurs jaloux qui partent en guerre contre le tabac. N'a jamais chassé? Un ignorant qui parle à travers son chapeau? Une autre victime du syndrome de Bambi....Et ainsi de suite.

Ouverture classique d'un débat sur la chasse: le procès fait à l'anti.

Depuis une quinzaine d'années au Québec, et plus longtemps encore aux États-Unis et dans plusieurs pays d'Europe, la chasse est mise au pilori. Tout les sondages démontrent une évolution sensible de l'opinion publique dans ce sens. Plus symptômatique encore que des résultats de sondage, la vaste offensive menée est un baromètre qui ne trompe pas. La tradition se désagrège, et c'est pure discrimination que de réserver l'épithète «militants» aux seuls antis.

Les chasseurs militent aussi et, avec eux, l'État ( nos chers gouvernements ), les industries des armes, des munitions et de la fourrure, les médias spécialisés ( même dans les journaux, les chasseurs ont leur petit coin bien à eux, ils ont même leur propre émission à la télévision et bien d'autres. ( Nous les antis, qu'est-ce qu'on a?, RIEN ! ).

Mais quand même leur inquiétude n'est pas sans fondement. L'opposition ne fait pas que s'accroître, elle devient de moins en moins silencieuse, de mieux en mieux informée et se manifeste sur plusieurs fronts à la fois. ( Pourtant on n'est pas subventionné par les gouvernements et les grosses multinationales).

Les privilèges associés à la chasse en indisposent plus d'un. On s'insurge contre l'entreprise des chasseurs sur les politiques concernant la faune, leur voix prépondérante dans plusieurs décision pouvant avoir des répercussions importantes sur l'environnement et le monopole qu'ils exercent sur la forêt durant les saisons ouvertes à cette activité incompatible avec toute autre. Des contribuables se montrent exaspérés DE PAYER TAXES ET IMPÔTS POUR SERVIR AUX LOISIR D'UNE MINORITÉ. Les habitants des régions disent qu'ils en ont assez d'être confinés à la maison chaque automne comme s'il étaient en zone de guerre, de subir les pétarades, de ramasser leurs animaux fusillés, d'essuyer les dommages causés à leur propriété et, pour bon nombre, de devoir subordonner leurs travaux agricoles au calendrier des chasseurs.

Mais ce qui sucite surtout la contestation et alimente fondamentalement le débat, c'est la violence et la cruauté de la CHASSE et la POLLUTION qu'elle engendre, et l'on y devient d'autant plus HOSTILE qu'il s'agit là de destrustion GRATUITE. Ce n'est pas pour se défendre ou se nourrir mais pour se DIVERTIR, POUR PRATIQUER UN «SPORT» , une «SAINE ACTIVITÉ DE PLEIN AIR», que l'on inflige la souffrance, tue des êtres innocents, endommage l'environnement.

«Tuerie, violence, tout de suite les grands mots! » Réplique la résistance, qui proteste contre l'image du chasseur armé jusqu'aux dents pour s'attaquer à des bêtes sans défense, «Les CHASSEURS ne font que PRÉLEVER de la FAUNE» !

Le syndrome de Bambi est régulièrement proposé pour expliquer des attitudes ou opinions jugées contraires à la raison, mais plus souvent le diagnostic est réservé aux personnes qui se portent à la défense des animaux. Chacun y va de ses variations sur le thème. Dans tous les cas, on y voit une perception FAUSSE DE LA RÉALITÉ: «Jamais Walt Disney n'a montré aux Bambi lovers comment une bande de loups commencent à dévorer un chevreuil avant qu'il soit mort»...

Ceux qui prônent la chasse affirment donner au contraire "un point de vue objectif". Ainsi donc, le chasseur ne tue plus, il PRÉLÈVE. Dans la même veine, le trappeur ne piège pas les bêtes à fourrure, il «FAIT L'AMÉMAGEMENT». On ne prend plus les lièvres au collet, on les «RÉCOLTE» , pendant que les pêcheurs, de leur côté, taquinent gentiment le poisson. Ce ne sont que quelques-uns des euphémismes qui jalonnent le discours des militants de la chasse. Un discours farci de FAUX-FUYANTS, de détours, de contradictions, même dans les termes: trappage humanitaire, chasse écologique... Il a atteint une grande partie de son objectif. Il est devenu commun chez les chasseurs et ceux qui, de près ou de loin, tirent profit de la chasse.

On parle «CONSERVATION» : les associations de chasseurs ( et al ) sont des organismes de conservation: les gardes-chasse, des agents de conservation de la faune. La loi, par ailleurs, s'appelle, au Québec: «Loi sur la conservation de la faune» et il ne faut pas se leurrer, seule la dernière partie du titre importe.

Les grandes victimes de ce charabia, des êtres VIVANTS et SENSIBLES, sont réduits à l'état de ressource renouvelables, dont on mesure la sur - ou la sous-exploitation, l'offre et la demande, l'abondance ou la pénurie, le potentiel de territoire, la productivité ( les naissances ), le recrutement ( les gains nets, une fois déduites les causes de mortalité autres que le prélèvement ) et le rendement - que l'on vise «MAXIMAL SOUTENU» et que l'on évalue tout particulièrement par une mesure de conservation en jours de récréation.
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MessageSujet: Re: Chasseurs vs Animaux   Ven 9 Mai - 3:45

Quel est la différence entre un chasseur et un braconnier?

Le braconnage est toujours abordé en regard des inconvénients ou dommages qu'il cause aux humains. Le slogan appuyant la lutte entreprise par le Gouvernement le traduit bien « BRACONNER, C'EST VOLER» Rarement on dévoilera les méthodes utilisées par les braconniers. Il y en a une panolie, toutes aussi barbares les unes que les autres.

Le «JACK» . Signifie, dans le milieu, chasser de nuit. D'un faisceau lumineux, on balaie la prairie ou l'orée du bois. Si un animal s'y trouve en l'occurence un cerf, le projecteur l'aveugle et l'immobilise, et la brillance de ses yeux sous la lumière trahit sa présence. Ne reste plus qu'à viser entre les deux. Les braconniers disent «cabocher le chevreu».

Le «COLLETAGE» . Le chasseur installe des collets, généralement en fil de fer, dans les sentiers empruntés par les chevreuils où les orignaux. Au passage, la bête est prise par le cou et, selon les efforts déployés pour se dégager, elle étouffera plus ou moins lentement. Le supplice peut durer des heures, voire des jours.

L'«HAMEÇON». Le cerf de Virginie ayant un penchant particulier pour les pommes, on insère dans ce fruit un gros hameçon retenu par un mince fil de fer à un arbre. En croquant l'appât, le cerf de Virginie s'enfonce l'hameçon dans la chair et la douleur le fige, ou il meurt lentement dans d'atroces souffrances, ou le chasseur sur place tentera de l'abattre. Sauf que paniquée à son arrivée, la bête tente désespérément de s'enfuir, s'arrache la langue, pendant que l'hameçon lui laboure le palais ou l'oesophage. Marcel Duquette ancien inspecteur de la SPCA a vu des photograghies de bêtes ainsi capturées, entre autres celle d'une jeune biche qui avait avalé un hameçon trépied. Une partie de sa gorge arrachée pendait entre ses lèvres comme un gant tourné à l'enver.

La «CANISSE» . Un piège des plus répugnants, employé surtout pour capturer l'orignal. Il est constitué d'un couvercle à récipients commerciaux en acier d'environ 30cm de diamètre dont on incise le centre en forme de X en gardant intact le pourtour rigide. Installé à plat au sol "au-dessus d'une cavité naturelle", il est ensuite camouflé d'une mince couche de terre ou de feuilles. La bête qui a le malheur de mettre la patte dans cet engin diabolique souffre le martyre. Comme des couteaux, les langues d'acier cisaillent la patte à chaque mouvement. La victime n'a aucune chance. Si le chasseur ne la tue pas, elle mourra de gangrène, d'infection ou d'hémorragie.

La «POURSUITE» . L'hiver, les cerfs de Virginie vivent sur un territoire restreint appelé ravage et trouvent leur nourriture le long des sentiers qu'ils tracent par leurs fréquents passages. Le braconnier se lance à leur poursuite en motoneige. Vite effondrées, le bêtes sont alors tuées à coup de gourdin ou égorgées au couteau ou à la hache - le fusil ( l'arme à feu ) manquant de discrétion. Le sort de celles qui parviennent à s'évader n'est guère plus enviable: épuisées, stressées, affaiblies, elles attrapent un refroidissement et meurent de pneumonie. ( Voir article plus bas )

Les «ROCHES» . De lourdes pierres - 100 à 150 kg - sont suspendues à un arbre au-dessus d'un sentier fréquenté par les cerfs de Virginie ou des orignaux, et reliées à un câble métalique qui traverse ce sentier. En passant, l'animal déplace le câble, faisant ainsi basculer les pierres qui viennet lui briser les reins.


Il faut se rappeler que la chasse légale a une large part de responsabilité dans cet odieux carnage, puisqu'elle contribue à créer une DEMANDE tout en constituant une couverture pour les actes de braconnage.
Mais la question s'impose: la tuerie annuelle institutionnalisée de millions d'animaux - de centaines de millions à l'échelle Nord-américaine, pour se limiter à ce territoire - est-elle plus admissible, moins insoutenable, du seul fait de sa conformité aux lois?



La fin justifie les moyens. Ce n'est là qu'une description des méthodes les plus connues.


Le braconnage est un acte criminel, LA CHASSE NON. Deux poids, deux mesures pour juger d'actes qu'essentiellemnt rien ne distingue. Dans tous les cas, il s'agit fondamentalement de chasse - pêche et trappage inclus dans le contexte - et les braconniers sont aussi DES CHASSEURS, des pêcheurs ou des trappeurs. La loi départage en deux camps les membres d'une même famille. Comment trace-elle les frontières?

La cruauté en soi, bien que le caractère légal ou illégal des méthodes puisse être considéré selon les circonstances, n'est pas un facteur propondérant. Les techniques de piègeage reconnues ne le cèdent en rien aux pratiques des braconniers. Le crime n'est pas en regard de la souffrance de l'animal. Encore moins du fait que sa vie soit fauchée puisqu'on va jusqu'à créer des ministères et des départements pour maximiser le massacre.

Quelle est la différence entre la chasse sportive et le braconnage? Réponse: «Celle qui rapporte des revenus aux gouvernements et celle qui n'en apporte pas» C'est aussi simple que ça! Ce n'est pas la seule distinction, mais la seule que le public devrait y voir. Il y a juste un chasseur et un ex-chasseur qui peuvent être des bons braconniers!

Le braconnage n'est que le prolongement de la chasse, qui change de nom quand elle cesse de rapporter des revenus ou qu'elle compromet d'une façon ou d'une autre le rendement éventuel. Le rendement est le dénominateur commun à tous les types de bornes servant à classifier des actes participant d'une même vaste tuerie.

PREUVE

Dernièrement au Québec
Braconniers modernes
Sans pitié pour les animaux
Journal de Montréal
08/04/2007 00h09 - Mise à jour 08/04/2007 10h48

© Journal de Montréal

Pare-chocs brise pattes, trappes, rabattage en hélicoptère; les agents de la faune sont régulièrement confrontés au sadisme des braconniers qui n'hésitent pas à recourir à des moyens barbares pour assouvir leurs bas instincts.

La palme de la «barbarie», revient sûrement à ces braconniers qui ne connaissent vraisemblablement pas la pitié et qui ont été interpellés l'automne dernier en Gaspésie, lors de l'opération «Renard croisé».

Les chasseurs avaient confectionné et fixé à l'avant de leur camionnette un pare-chocs conçu spécialement pour estropier les orignaux et cerfs de Virginie.

Roulant surtout la nuit, ils fonçaient sur les animaux et leur brisaient les pattes. Il ne restait aux orignaux ou cerfs lourdement handicapés que la force de ramper et de s'arrêter à l'orée du bois, où ils agonisaient durant de longues heures.
Lire la suite: http://www.canoe.com/infos/dossiers/archives/2007/04/20070408-000956.html
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