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L'écoterrorisme pire que l'extrême droite

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MessageSujet: L'écoterrorisme pire que l'extrême droite   Mer 20 Fév - 19:15

Le mercredi 20 février 2008


L'écoterrorisme pire que l'extrême droite



Mathieu Perreault
mathieu.perreault@lapresse.ca
La Presse

Boston

Depuis une dizaine d'années, l'écoterrorisme est devenu plus important que la violence de l'extrême droite aux États-Unis. «Et nous croyons qu'une deuxième vague se prépare, qui aura appris des succès et des échecs des premiers écoterroristes», s'est inquiété ce week-end le sociologue Kelly Damphousse, à l'occasion ducongrès annuel de l'Association américaine pour l'avancement des sciences.

La montée des écoterroristes, qui utilisent la violence pour protéger la Terre et les animaux, complique le travail des policiers. Ces activistes ont des méthodes beaucoup plus souples et décentralisées, souligne M. Damphousse, qui s'intéresse au terrorisme depuis 20 ans à l'Université de l'Oklahoma «Les écoterroristes sont souvent des jeunes instruits», précise le professeur. «Ils donnent très peu d'indices avant de passer à l'action: 85% de la préparation a lieu six jours avant l'attentat. Très souvent, ils se rencontrent dans une fête la fin de semaine, et se rendent compte qu'ils partagent le même sentiment de révolte. La presque totalité des attentats ont lieu entre minuit et 4h du matin. C'est unique dans les annales du terrorisme.»

Autre détail, l'éco-terrorisme est presque entièrement l'oeuvre d'hommes. Dans les autres types de terrorisme, même dans le cas des islamistes, la proportion de femmes diminue rarement en bas de 15%. On peut donc penser que l'éco-terrorisme est une manière de canaliser la violence des jeunes hommes, avance M. Damphousse.

Les balbutiements de l'écoterrorisme ont eu lieu dans les années 80, quand un groupe européen appelé «Conquérants de la paix» a fait sauter des bombes dans des compagnies pharmaceutiques en Belgique et à l'aéroport de Francfort, pour s'opposer à son agrandissement. L'attentat de Francfort avait fait trois morts, et le groupe a disparu dans la nature sans que personne ne soit arrêté. Quelques années plus tard, un groupe américain a commis plusieurs attentats contre des stations de ski, des projets d'irrigation et des centrales nucléaires; ses quatre dirigeants ont été arrêtés en 1989.

L'écoterrorisme est devenu plus menaçant une décennie plus tard. L'acte le plus spectaculaire, une série d'incendies à la station de ski Vail au Colorado en 1998, qui ont fait 12 millions US de dommages, a suscité la création d'une demi-douzaine de groupes un peu partout dans le monde. Les auteurs de l'attentat de Vail appartenaient au Front de libération de la Terre, fondé au Royaume-Uni en 1992. Le Front de libération des animaux est l'autre groupe important aux États-Unis. Ensemble, ils ont commis une centaine d'attentats, selon la base de données Terrorism Knowledge Base de l'institut Rand.

Au Canada, une secte de l'Alberta a été responsable des seuls actes d'écoterrorisme, en 1999. Quelques puits de gaz naturel avaient été sabotés.

Fin des tests sur des animaux

Malgré son regain annoncé, l'écoterrorisme perdra bientôt une branche importante. La protection des animaux de laboratoire est à la source de près de la moitié des actes d'écoterrorisme internationaux, et du tiers aux États-Unis. Or, la semaine dernière, les autorités médicales et environnementales américaines ont dévoilé un plan qui permettra de remplacer toute l'expérimentation animale par des tests sur des bouillons de culture de cellules humaines.

Selon Alan Goldberg, toxicologue de l'Université Johns Hopkins à Baltimore, le changement devrait être fait d'ici 2020. «Les principales organisations de protection des animaux ont accueilli très positivement ce plan, expliquait M. Goldberg, rencontré au congrès de Boston. Je pense que le nombre d'attentats ne peut que diminuer.» Sans cautionner la violence, le toxicologue américain estime que les militants environnementalistes ont fait avancer les choses. «La notion que la science est meilleure quand on ne fait pas souffrir les animaux remonte aux années 50, dit M. Goldberg. Mais il a fallu attendre le mouvement environnemental pour que cette idée mène aux tests sur les cultures de cellules humaines. Maintenant, tout le monde admet que les animaux de laboratoire sont trop stressés pour être de bons modèles pour l'humain.»

http://www.cyberpresse.ca/article/20080220/CPENVIRONNEMENT/802200841/6108/CPENVIRONNEMENT
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MessageSujet: Re: L'écoterrorisme pire que l'extrême droite   Mer 20 Fév - 19:16

Alerte générale aux éco-terroristes

Belgique

Alors que le niveau d'alerte est maintenu à 3 dans la crainte d'un éventuel attentat d'origine islamiste, le service central de lutte anti-terrorisme pointe un autre adversaire : l'ALF. ALF pour Front de Libération des Animaux, une organisation de défense des droits des animaux aux méthodes plutôt musclées. Le mois dernier, 11 actions ont été menées en Belgique sous l'égide de l'association dont un incendie criminel dans une annexe de l'université d'Hasselt.



Les lettres "ALF" badigeonnées sur les murs de l'université d'Hasselt samedi matin ont rappelé au Parquet fédéral, inquiet, la quasi-vague de terreur déclenchée dans les années 90-2000 par le Front de Libération des Animaux. Un front dont les militants, anonymes, mènent une série d'actions à l'encontre de ce qu'ils appellent "tout abus d'animaux", en libérant ceux-ci et en causant des dégâts financiers aux entreprises qui les exploitent. Petit rappel : août 99, incendie d'un fast-food à Merksem. Janvier 2000, attentat contre un magasin anversois spécialisé dans la vente de fourrures. Avril 2000, incendie d'un abattoir de Zele en Flandre Orientale. Mi-2003, lâcher de 300 visons en Flandre occidentale.

L'ALF s'était faite plus discrète depuis, notamment après la condamnation de deux de ses militants en 2002. Mais rien que le mois dernier, en Flandre, pas moins de 11 actions lui ont été attribuées : de simples actes de vandalisme, des graffitis sur une vitrine de magasins de fourrures et un abattoir de Saint-Nicolas ou sur cinq étals de bouchers du Limbourg, des vitres cassées d'une jardinerie à Leuven, jusqu'à l'incendie d'Hasselt.

Plaisantins, récupérateurs du sigle ALF ou véritable début d'une nouvelle campagne, les autorités judiciaires refusent de se prononcer mais ce mardi, au cas où, le service central de lutte contre le terrorisme, qui fait partie de la police fédérale avec une fonction de sensibilisation, a donc bien envoyé un avertissement à tous les arrondissements, demandant aux polices locales d'être plus vigilantes, en surveillant par exemple de plus près magasins et autres sites animaliers sensibles. Consigne qui vaut pour tout le pays….
http://www.rtbf.be/info/belgique/ARTICLE_156556
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MessageSujet: Re: L'écoterrorisme pire que l'extrême droite   Mer 20 Fév - 19:17

Certaines organisations prônent « la libération animale »
De la manifestation au sabotage, les amis des bêtes radicalisent leur combat




Sabotage de parties de chasse, actions contre la corrida à pied ou à cheval, campagnes contre le foie gras, la viande de cheval ou la fourrure, les défenseurs de la cause animale font feu de tout bois et, pour certains, radicalisent leurs initiatives.

La Société de vénerie française fait ainsi état dans la dernière livraison de son magazine Vénerie de plusieurs « sabotages de chasse à courre » commis contre des équipages, notamment par des écologistes radicaux. Des groupuscules aux ramifications internationales, qui s’inspirent, selon Vénerie, des activistes anglais autobaptisés « Sabs », bloquent les chevaux dans des filets, immobilisent les meutes dans les camions au nom du droit et du respect des animaux. Interrogée par l’AFP, Caroline Landy, directrice de la SPA (Société protectrice des animaux), « condamne toutes les actions violentes et illégales, et n’encourage en aucun cas les auteurs ». Elle privilégie au contraire « la voix légaliste du dialogue ».

Le bien-être animal est devenu une préoccupation au point que le gouvernement va organiser plusieurs rencontres « Animal et société » pour « aboutir d’ici à fin juin 2008 à un plan d’action de mesures concrètes sur la protection animale », a récemment annoncé le ministère de l’Agriculture. Ces rencontres « Animal et société » réuniront « les élus locaux et les parlementaires, les représentants des secteurs professionnels concernés, les représentants des organisations non gouvernementales concernées, des scientifiques et des représentants des ministères concernés », selon la même source.

Les militants du bien-être animal sont très présents sur Internet. Les « vegan », qui ne mangent aucun produit animal ni ne portent de cuir, prônent « la libération animale » et « l’abolition du statut de propriété des non- humains ». Ils voisinent sur la toile avec les végétariens, les « humanistes antispécistes » pour qui tous les êtres vivants sont égaux, les végétaliens et des groupes radicaux qui, vêtus de noir et parfois encagoulés, organisent des stages de commando pour sensibiliser l’opinion. Selon Vénerie, ils cherchent à « provoquer des violences de la part des veneurs », lesquels ont pour consigne « de tout faire pour éviter les affrontements » quand les chasses sont perturbées.

La tauromachie, l’expérimentation animale dont la vivisection, l’euthanasie de commodité, l’élevage industriel, le commerce de la fourrure font l’objet de nombreux débats sur le Web. Les défenseurs des animaux veillent aussi sur les oies et les canards. Un collectif anti-foie gras, appelé « stop gavage », propose dans plusieurs grandes villes de France la découverte d’un « faux gras » à base de légumes variés.
En ce qui concerne la corrida, un observatoire des cultures taurines garantissant à contre-pied leur « légitimité » doit voir le jour en Arles lors de la feria de Pâques, indique la revue Arènes infos de janvier.
Réagissez:
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=364803
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