inter-admin Rang: Administrateur

Inscrit le : 22 Juin 2005 Messages : 1516
 | Sujet: La fin des tests sur primates? Jeu 25 Oct - 18:30 | |
| La majorité absolue des députés européens demandent la fin des tests sur primates
433 députés européens demandent la fin des tests «dits» scientifiques sur les primates par une déclaration écrite contre leur utilisation comme modèles biologiques humains.
C’est que nonobstant la grandeur des raisons purement éthiques à l’abandon d’une telle pratique, les tests sur primates et plus généralement l’expérimentation animale peuvent être la cause d’effets secondaires gravissimes pour la santé publique.
Dans un premier temps, 101 députés ont répondu favorablement à la levée des tests fin avril 2007 ; le 13 juillet, ils étaient 296. Au final, la majorité absolue des députés siégeant au parlement européen à avoir ratifié la déclaration est largement dépassée. 433 députés l’ont approuvée ! http://www.europarl.europa.eu/news/public/focus_page/008-10177-246-09-36-901-20070906FCS10160-03-09-2007-2007/default_p001c004_fr.htm
Au-delà de la majorité parlementaire, s’établissant à 393 élus européens. La commission va devoir faire des propositions pour réviser la directive 86/609/CEE concernant la limitation de l’expérimentation animale.
Outre que l’ADN de la plupart des espèces de primates est à 90 % semblable au nôtre et justifie notamment, pour des raisons éthiques évidentes, l’opposition de nos élus aux tests expérimentaux sur ces espèces, l’utilisation d’animaux peut s’avérer extrêmement néfaste pour notre santé.
Les effets secondaires de médicaments sont légion. Parmi les plus dramatiques, le thalidomide a causé plus de 10 000 naissances d’enfants souffrant de malformation des membres. La cérivastatine, récemment, a été retirée du marché après plusieurs dizaines de morts. La liste prendrait plusieurs pages. De façon plus générale, des millions d’humains sont hospitalisés chaque année, des dizaines de milliers meurent, pour avoir absorbé des médicaments testés sur des animaux, ainsi que l’a reconnu Bernard Kouchner, secrétaire d’Etat à la Santé en France (Le Monde, 13 novembre 1997).
Le virus de la poliomyélite a été découvert en 1912. Pendant plusieurs décennies, des études sur l’animal ont retardé les progrès. Les premiers vaccins, toujours basés sur l’expérimentation animale, ont provoqué nombre de paralysies et de morts. Aujourd’hui, ce vaccin est fabriqué sur des cellules humaines en culture.
Fumer était considéré comme non nocif, suite à des tests sur des animaux. L’épidémiologie a aujourd’hui démontré le lien entre tabagisme, même passif, et cancer des poumons. L’amiante est un exemple similaire.
Nombre de techniques chirurgicales mises au point sur des animaux ont handicapé ou tué des patients humains.
La mise sur le marché de nombre de bons médicaments a aussi été retardée parce qu’ils se révélaient dangereux pour les animaux, alors que ces effets ne s’observaient pas chez l’homme. Des patients ont ainsi été privés de traitements efficaces. La pénicilline, par exemple, est inefficace chez le lapin. Elle a été mise de côté pendant des années, avant qu’on ne s’aperçoive, par hasard et non grâce à l’étude sur d’autres animaux, qu’elle pouvait sauver des hommes.
"Avant tout, ne pas nuire", nombre de chercheurs qui utilisent les animaux ont ignoré ce précepte. Cependant, bien des découvertes médicales primordiales se sont faites sans recours à l’expérimentation animale, notamment :
Découverte de la quinine, de l’aspirine, de la pénicilline.
Découverte du mécanisme de transmission du virus du sida.
Interprétation du code génétique et utilisation des données du séquençage du génome humain pour accélérer la découverte de médicaments.
Découverte du circuit de la circulation sanguine et des groupes sanguins.
Découverte des rayons X.
Or, des scientifiques de renom continuent à pratiquer l’expérimentation animale bien qu’elle ne soit pas nécessaire. C’est que le scientifique de renom a acquis sa renommée en publiant beaucoup d’articles et il lui serait très pénible, après avoir consacré sa vie à des recherches sur des animaux, d’admettre que ces recherches n’ont pas apporté grand-chose à l’humanité, ou pire, qu’elles ont mis en danger la santé des humains. Reconnaître ses erreurs et en tirer des leçons demande du courage. Plus que de courage, d’autres manquent de clairvoyance : absorbés dans leurs recherches, ils ne songent pas à l’intérêt de leurs travaux. Ils suivent la tradition, culturelle ininterrompue, sans se préoccuper des possibles, ou impossibles, applications de leurs découvertes pour l’intérêt des autres humains.
Le salaire, la sécurité de l’emploi, autre raison de se taire. En France, au sein même du CNRS, des chercheurs authentiques, ayant mis au point des techniques innovantes, mais allant à l’encontre des intérêts des fournisseurs d’animaux et des groupes pharmaceutiques, se sont vu confinés dans un bureau exigu, sans paillasse et sans crédits.
La célébrité, encore une motivation. Comment se faire un nom ? En publiant beaucoup. Pour les moins scrupuleux, une méthode courante consiste à prendre des résultats existants, refaire les expériences sur une autre espèce, apporter quelques changements au protocole et écrire un nouvel article. Les chercheurs qui publient le plus reçoivent plus d’argent et peuvent faire plus d’expériences. Peu de grains de sable viennent gripper l’engrenage. Prenons l’exemple d’une multinationale pharmaceutique. Plus il y a de tests réalisés, plus il y aura de médicaments mis sur le marché, plus il y aura de revenus, plus le laboratoire aura les moyens de financer la propagande pour ses produits, touchant même le grand public par le biais d’annonces, très rassurantes, dans les quotidiens et autres médias non spécialisés. Les opposants à la vivisection, eux, sont souvent présentés comme de doux rêveurs ou de dangereux extrémistes. Les petites associations n’ont pas les moyens de se payer des annonces dans la presse et, même lorsqu’elles y parviennent, il arrive qu’elles se voient refuser les espaces. Les magazines ne veulent pas mécontenter des annonceurs plus puissants, source de revenus réguliers. A l’ère de la communication, à la télé, sur tous les médias, les informations les plus pertinentes, les plus utiles pour notre santé, ne sont pas forcément les plus accessibles. Elles sont noyées sous un déluge d’informations générées par ceux qui ont les moyens de faire publier ce qu’ils veulent.
Un chercheur honnête, conscient de ses responsabilités, est défavorisé dans le milieu de ses pairs. Les directeurs de revues spécialisées sont très sensibles à l’idée que la communauté scientifique se fait de ces revues. Ils renâclent à publier des articles de chercheurs qui remettent en cause ce chimérique modèle animal. D’où la difficulté, pour ces chercheurs, de se faire connaître et d’obtenir des crédits. Source: http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=30757 |
|
inter-admin Rang: Administrateur

Inscrit le : 22 Juin 2005 Messages : 1516
 | Sujet: Re: La fin des tests sur primates? Jeu 25 Oct - 18:30 | |
| Comité Scientifique Pro Anima Formé autour d’un conseil de chercheurs du secteur public et privé, d’universitaires et de membres du corps médical, le Comité scientifique Pro Anima (en latin: "ce qui est animé, vie, souffle, esprit"...) réfute l’utilisation en toxicologie du modèle animal comme substitut à l’homme.
L’association poursuit exclusivement des objectifs visant la santé humaine, en particulier:
rechercher les raisons de l’augmentation massive de pathologies majeures (cancers, démences, effets secondaires de médicaments, etc.) observée depuis un demi-siècle; proposer des méthodes rigoureuses pour identifier les facteurs qui en sont responsables, dénoncer et - obtenir l’élimination de ces facteurs
Hâter les progrès de la biomédecine humaine (prévention, diagnostic, thérapie, pronostic), pour combattre efficacement les pathologies majeures affectant l’homme
Sciences Enjeux Santé est la publication trimestriellle diffusée par Pro Anima http://www.proanima.fr/les-lettres/les-lettres.php pour expliquer les méthodes scientifiques d’évaluation de la toxicité des médicaments et autres produits chimiques sans recourir aux modèles animaux. |
|